Yves Baril

Yves Baril, graveur, est né le 20 mai 1932 à Verdun (Québec). Après avoir suivi les cours de peinture d’Albert Delorimier à l’École du Musée des Beaux-Arts de Montréal (Québec), il s’inscrit à l’École des arts graphiques de Montréal où Arthur Gladu et Albert Dumouchel lui enseignent. En 1951, il obtient son diplôme en typographie, catégorie artistique. Le 3 janvier 1953, Yves Baril est engagé comme apprenti graveur en taille-douce par la Canadian Bank Note Company (CBNC) d’Ottawa (Ontario). Pendant quatre ans, il fait l’apprentissage du métier auprès du maître graveur Silas Robert Allen. Puis, en 1967, il devient directeur du département de gravure de la CBNC.

Au cours de ses 43 années à la CBNC, il perfectionne son art en suivant des stages à l’American Bank Note Company (ABNC) de New York, société mère de la CBNC, ainsi que chez Bradbury, Wilkinson and Company de Londres, Angleterre, une autre filiale de l’ABNC. À Ottawa, il suit des cours de dessin anatomique avec le peintre Gerald Trottier. Il est membre de l’International Plate Printers, Die Stampers and Engravers Union of North America et de la Graphic Communications International Union.

Yves Baril a gravé 146 timbres-poste canadiens, 6 timbres-poste pour les Nations Unies et 11 timbres-poste pour les États-Unis. De plus, tous les billets de banque canadiens émis de 1955 à 1996 affichent ses gravures. On lui doit aussi de nombreuses vignettes pour des obligations, des coupons, des passeports et d’autres documents de sécurité, dont les célèbres coupons des magasins Canadian Tire. Parmi ses principales œuvres, on retrouve le célèbre portrait de la reine Elizabeth II peint par Pietro Annigoni et celui fait à partir d’une photographie d’Anthony Buckley. Il y a également le timbre des outardes canadiennes conçu par Angus H. Shortt. Yves Baril est l’un des derniers représentants canadiens de cette catégorie d’artistes que sont les spécialistes de la gravure du portrait en taille-douce. Cet art pratiqué par Baril, dans la lignée de l’Allemand Albrecht Dürer au XVe siècle, ne trouve guère d’adeptes de nos jours.

Jacques Nolet, Yves Baril, le dernier de nos graveurs, Cahiers de l’Académie, Opus V, 1987, A1-26

Fonds Yves Baril à Bibliothèque et Archives Canada

Yves Baril – Dans l’esprit du graveur – partie 1 (video)

Yves Baril – Dans l’exprit du graveur – partie 2 (video)

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